Le Remède
Une âme combien meurtrie,
Elle n'est ni morte ni en vie.
Tantôt acceptant volontiers,
Une incertaine et rude destinée,
Tantôt se révoltant en vain,
Refusant de céder au chagrin
Que cause la fausseté des gens,
Dont la parole n'est que mensonge
Et que l'amour est comédie.
Quand la promesse n'est qu'illusion.
J'attends le remède.
Ils sont là et t'entourent,
T'épiant comme des vautours
Guettant haut leur proie.
Tu fais de ton cœur un don ;
Quand ta récolte est déception,
La crainte et la méfiance
Sont, alors, les semences
De la confiance trahie.
La solitude s'installe en toi.
Quand le vide, malgré toi, est roi
J'attends le remède
Quand celui dont le ventre est plein,
Convoite le peu de ta main,
Ignorant, sans pitié, ton besoin.
Quand ta valeur est nulle
Devant ces lois qui circulent :
Que les gens sont égales
Quand tu as faim et lui se régale.
J'attends le remède
Il paie d'or, il est libéré,
Tu cries la vérité,
Tu es incarcéré
Tel un vulgaire meurtrier.
La justice serait châtiée
Si la justice était juste.
Quand la franchise est une insulte.
Quand le père néglige le fils
Et que le fils le mette en hospice
Quand la mère tend la main
Et que le frère a faim.
La femme dit-on se manifeste
Pour perdre sa dignité et ce qui reste
Du féminisme naguère
Plus de femmes, ni d'hommes
Seulement des humains
Dont le sexe diffère.
Quand le vice est vertu.
Singeant ceux d'ailleurs,
Aveuglés d'ivresse, on s'égare
On discute les lois divines
Le monde évolue, dit-on
Pourquoi pas la religion ?
Quand on traite le savant d'ignorant.
J 'attends le remède.
Les Hommes se convertissent
S'entraident, se réunissent
Ils ont trouvé le remède
La foi est l'unique remède
J 'attends le Miracle.

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